
Jeudi 28, vendredi 29 et samedi 30 janvier
Festival Parallèle
Marseille
En coréalisation avec Parallèle – pratiques artistiques émergentes internationales de Marseille et Aix-en-Provence, le GMEM – Centre national de création musicale, et le CCN-Ballet national de Marseille.


Black Afterlight est une installation vidéo holographique qui interroge l’absence de magie dans les imaginaires technologiques. À travers des images en trois dimensions projetées par un dispositif holographique, une danseuse apparaît et disparait, telle un glitch incarné. Cette chorégraphie spectrale résiste aux logiques de capture visuelle, explorant le trouble, l’opacité et la fugue comme tactiques de résistance. Première étape d’un projet plus vaste, l’œuvre préfigure un dispositif solaire activé lors de rituels Vodun au Bénin. En conjuguant art numérique, cosmo-politique et spiritualité diasporique, Black Afterlight propose un cinéma diffracté qui fait de l’image un lieu de soin, de dissonance et de libération.

Mawena Yehouessi (née en 1990) est une curatrice, chercheuse et artiste dont la pratique s’ancre dans le collage, à la fois comme éthique et méthodologie d’émancipation collective.
Après des études en littérature, philosophie, gestion de projet et danse contemporaine, elle fonde en 2015 le collectif Black(s) to the Future, amorçant un travail à l’intersection de l’art, de la recherche et de l’activisme. Se décrivant comme une « collisionniste », elle explore les frictions et les connivences entre disciplines, formats et récits. En 2024, elle soutient la première thèse de recherche-création en Arts à la Villa Arson et à l’Université Côte d’Azur, intitulée Poïéthiques afrofuturistes : Trimer trames à l’intersection du collage et de la curation. Depuis 2025, elle enseigne à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Lyon.
En Europe et à l’étranger, elle a conçu des expositions et programmes publics (Bétonsalon, La Box, Villa Arson, Fondation Ricard, Berghain/LAS…), tout en menant des activités pédagogiques, notamment à la HEAD–Genève et à l’ENSA Paris-Malaquais. Ses deux premiers films collectifs, Sol in the Dark et Joy Boy, sont présentés en avant-première à la 72ᵉ (2022) puis à la 76ᵉ Berlinale (2026), tandis que son travail visuel a été exposé, entre autres, au Beursschouwburg, à la Triennale de Dunkerque, Tanzhaus Zürich, deSingel et à l’IAC—Villeurbanne/Rhône-Alpes. Elle a également contribué à la traduction de plusieurs textes de Fred Moten en français, et ses propres écrits ont été publiés dans e-flux Architecture, A*Desk, Klima et The Funambulist et divers catalogues d’exposition.