
Du 30 octobre au 17 janvier 2027
du mercredi au dimanche de 11h30 à 18h30
21, bis Mirabeau – Espace culturel départemental
Aix-en-Provence
Un projet plateforme CHRONIQUES CRÉATIONS.
Coproduction Quai des Savoirs – Toulouse Métropole, avec CHRONIQUES – pôle régional de la création en environnement numérique – Région PACA, pour la Biennale des Imaginaires Numériques.


« Lies Language Models » est une installation en forme de collectif qui met en scène cinq agents IA qui décrivent ce qu’ils voient, public comme espace, mais mentent dans les descriptions qu’ils affichent sur leurs écrans en papier électronique. En appliquant des stratégies documentées de désinformation des modèles, chaque agent génère des descriptions mensongères auxquelles tous les autres vont progressivement croire. Travail sur l’opérativité de l’écriture à l’ère de l’IA, le projet s’attache à injecter du trouble dans les modèles et donne à lire des images irréelles dans une écriture instable et opératoire. Dans l’espace saturé de récits que produisent les machines, « Lies Language Models » met en œuvre le mensonge comme tactique critique et poétique de sabotage.

Olivain Porry est artiste et docteur SACRe du laboratoire EnsadLab de l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs. À travers le détournement d’objets et de technologies préexistantes, son travail interroge la position du spectateur comme de l’auteur, du sujet autant que de l’objet. Il explore les relations qu’entretiennent humains et machines dans les liens qui se tissent entre public, œuvre et environnement. De 2019 à 2022, il mène sa thèse de doctorat sur la forme du collectif de robots comme modalité de pratique artistique. Ses recherches en cours, dans lesquelles s’inscrit le projet « Lies Language Models », s’attachent à l’opérativité et l’interactivité de l’écriture à l’heure des grands modèles de langage. Il cofonde en 2024 les éditions du respirateur et publie « Arafed Dictionary », dictionnaire en forme de data poisoning et engage ensuite, avec le projet « Synthetic Syncretism » en résidence à la Villa Albertine (2026), un travail sur la créolisation artificielle dans les dialogues entre IA. Les écrits de Olivain sur les modalités des pratiques artistiques au prisme des technologies contemporaines ont été publiés dans plusieurs revues et ouvrages académiques. Son travail est reconnu pour son approche innovante, il a été lauréat de prix comme le Pulsar Prize (2018), ainsi que d’appels à projets institutionnels. Il a contribué à divers projets de recherche et expositions en France, aux États-Unis et en Suède, notamment au Musée des Arts et Métiers, à la Gaîté Lyrique, au Centre Wallonie-Bruxelles ou encore à la Maison des Métallos, et est représenté aujourd’hui par l’Avant-galerie Vossen, à Paris.