Explorer les couches profondes de la réalité et de l’esprit. Tout comme les alchimistes d’autrefois,Tom&Lien Dekyvere cherche des connexions inattendues, à la recherche des frontières entre nature et technologie, entre homme et robot, entre mort et matière vivante.
C’est un projet qui continue d’évoluer, tout en évoluant il se transforme constamment selon des principes stochastiques, dans des codes inconnus avec des formules apparemment impénétrables à partir de données redondantes. Au cours des dernières années, l’installation Lumiphone in situ a parcouru le monde. Avec une mise en oeuvre spécifique au lieu qui l’accueille et une adaptation conceptuelle, ce travail a été exposé sous plusieurs formes : Hydrozome, Apparatus Florius, Polygonum, Our House, Nervous, Cortex Machine, Digital Jungle, etc.
A Marseille, Tom&Lien Dekyvere déploie sur la façade de l’Opéra, Lumiphone, nouvelle forme de cette installation lumineuse qui renvoie au mégaphone, au porte voix du crieur public. Composée en rhizomes lumineux, elle varie au gré du son capté sur la place.
La réalité invisible, l’équivalent de notre subconscient collectif, est également explorée, rendue transparente dans la quête des propriétés subtiles et toujours changeantes du rhizome.
Extrait du texte de Frank Despriet, Professeur de Communication & de Psychologie, auteur de Reptile to Robot 2.0

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Mawena Yehouessi (née en 1990) est une curatrice, chercheuse et artiste dont la pratique s’ancre dans le collage, à la fois comme éthique et méthodologie d’émancipation collective.
Après des études en littérature, philosophie, gestion de projet et danse contemporaine, elle fonde en 2015 le collectif Black(s) to the Future, amorçant un travail à l’intersection de l’art, de la recherche et de l’activisme. Se décrivant comme une « collisionniste », elle explore les frictions et les connivences entre disciplines, formats et récits. En 2024, elle soutient la première thèse de recherche-création en Arts à la Villa Arson et à l’Université Côte d’Azur, intitulée Poïéthiques afrofuturistes : Trimer trames à l’intersection du collage et de la curation. Depuis 2025, elle enseigne à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Lyon.
En Europe et à l’étranger, elle a conçu des expositions et programmes publics (Bétonsalon, La Box, Villa Arson, Fondation Ricard, Berghain/LAS…), tout en menant des activités pédagogiques, notamment à la HEAD–Genève et à l’ENSA Paris-Malaquais. Ses deux premiers films collectifs, Sol in the Dark et Joy Boy, sont présentés en avant-première à la 72ᵉ (2022) puis à la 76ᵉ Berlinale (2026), tandis que son travail visuel a été exposé, entre autres, au Beursschouwburg, à la Triennale de Dunkerque, Tanzhaus Zürich, deSingel et à l’IAC—Villeurbanne/Rhône-Alpes. Elle a également contribué à la traduction de plusieurs textes de Fred Moten en français, et ses propres écrits ont été publiés dans e-flux Architecture, A*Desk, Klima et The Funambulist et divers catalogues d’exposition.
Une proposition dans le cadre de Nöel à Marseille 2018.