

This Is Unreal – Pierre Godard FR & Liz Santoro US
de dIAboli – Christine Armanger [Compagnie Louve] FR
Vendredi 15 janvier 2027
à 20h
Pavillon Noir
Aix-en-Provence
Soirée en coréalisation avec le Ballet
Preljocaj
This Is Unreal – Pierre Godard FR & Liz Santoro US
Sur scène, Liz Santoro raconte sa vie en dansant. Enfance à Boston, le ballet, New York, Paris, la maternité, les pièces créées avec Pierre Godard. Sauf qu’ici, impossible de démêler le vrai du faux : certains souvenirs sont réels, d’autres générés par une intelligence artificielle. Certains mouvements viennent de son corps, d’autres d’un algorithme entraîné sur sa danse.
This Is Unreal fabrique un monde hybride où l’authentique et le synthétique se contaminent.
Pierre Godard et Liz Santoro conception, mise en scène, texte et chorégraphie
Liz Santoro interprète
Pierre-Yves Macé (ainsi que Chopin, Mozart, Tchaikovsky…) musique
Mélanie Rattier espace, lumière
Rezvan Farsijani costumes
Anaïs Vallières, Beatrice Pozzi stagiaires
Léo Chédin IA générative
de dIAboli – Christine Armanger – [Compagnie Louve] FR
Du grec διάβολος (diàbolos), le « Diable » est celui qui désunit, qui fracture. Christine Armanger soulève ici la question des nouveaux visages du Diable, cet emblème de la possession, de la métamorphose et de la manipulation. Convoquant une triade d’interprètes aux traits de chimères, de dIAboli s’habille d’une esthétique moyenâgeuse tout en puisant son écriture dans nos cultures contemporaines. Sur les cendres d’un foyer autour duquel une danse en trio a viré à la transe, apparaît un chien robotisé, piloté par intelligence artificielle et capable de reconnaissance faciale. Il est tel une éminente figure diabolique de demain. Un théâtre de la connivence, du flirt et du piège se resserre alors autour du démon numérique, en un rituel troublant où la danse devient incantation, et le plateau un miroir qui met en regard la puissance de l’illusion et notre propre capacité de résistance.
Conception, création, chorégraphie, texte : Christine Armanger
Interprétation : Claire Audrain, Suzanne Henry, Clémentine Vanlerberghe
Lumières et régie générale : Thomas Cany
Son et régie plateau : Foucault de Malet
Développement robotique : Martin Tricaud
Manipulation robotique : Christine Armanger
Regard scénographie et costumes : Marjolaine Mansot
Production et diffusion : Emilie Briglia
Production : [Compagnie Louve]
Coproduction : CCN de Caen (accueil-studio 2024), Paris Réseau Danse (Atelier de Paris / CDCN, L’étoile du nord-scène conventionnée d’intérêt national art et création pour la danse etles écritures contemporaines, micadanses-Paris et Le Regard du Cygne / AMD XXe), La Scène de recherche – Théâtre Paris-Saclay, micadanses/Faits d’hiver, Centre des Arts d’Enghien-les-Bains – Scène conventionnée d’intérêt national Art et création pour les écritures numériques et le spectacle vivant Coproduction « Art chorégraphique et imaginaires numériques » – Atelier de Paris / CDCN, La Scène de recherche – Théâtre Paris-Saclay, Agora de la danse, La Rotonde-Groupe Danse Partout Inc – avec le soutien de la Région Ile-de-France et du Fonds franco-québécois pour la
coopération décentralisée Soutiens : Chorège – CDCN Falaise, L’échangeur – CDCN Hauts-de-France (dans le cadre de « Studio Libre »), de la Chartreuse – CNES de Villeneuve-lez-Avignon, de L’étoile du nord Avec l’aide au projet danse de la DRAC Île-de-France Avec l’aide à la création de la Région Ile-de-France
Avec l’aide à la résidence laboratoire de la Ville de Paris
Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National
Avec le soutien de l’Adami


Depuis 2011, les chorégraphes franco-américains Liz Santoro et Pierre Godard collaborent étroitement à la création d’objets chorégraphiques génératifs et algorithmiques qui tentent de déjouer les habitudes de notre attention. Chez Liz Santoro, une formation classique au Boston Ballet, un diplôme en neurosciences à Harvard, et une carrière comme interprète sur la scène expérimentale new-yorkaise, ont forgé une curiosité inépuisable pour ce que le corps humain peut faire. Chez Pierre Godard, c’est un chemin délibéré de la science vers la mise en scène et la chorégraphie, en passant par une thèse en intelligence artificielle, qui nourrit une pensée sur l’avenir de la danse et son lien à l’ensemble de la société.
La singularité de leurs parcours respectifs les a amenés à élaborer des systèmes d’écriture chorégraphique originaux, centrés sur le mouvement et le texte, qui proposent au spectateur des expériences ludiques et hypnotiques.
Leur travail a été présenté en France, en Europe, en Amérique du Nord et en Asie. Ils ont créé diverses pièces de groupe, We Do Our Best (2012), Relative Collider (2014), For Claude Shannon (2016), Maps (2017), Noisy Channels (2018 et 2019), Stereo (2019), Scales (2019), Tempéraments (2019), Mutual Information (2021), The Game of Life (2022) ainsi que des pièces in situ comme Watch It (2012), Quarte (2014), FCS Redux (2017), Mass over Volume (2017), Learning (2018 et 2019), Contrepoints (2023). Watch It a reçu un Bessie Award en 2013 dans la catégorie « Outstanding Production for a work at the forefront of contemporary dance. » En 2021, l’oeuvre Contrepoints a été lauréate du dispositif « Mondes nouveaux » initié par le ministère de la Culture.
Christine Armanger est une artiste française. Chorégraphe, performeuse, auteure et plasticienne, elle a notamment travaillé avec Laurent Bazin et Marie-Noëlle Genod ; elle s’est formée auprès de Romeo Castellucci, Jan Fabre, Ambra Senatore, Gisèle Vienne. Elle pratique la mandoline et est titulaire d’un Master 2 en Arts du Spectacle – Histoire culturelle. Adepte des grands écarts de forme et de style, elle performe comme strip-teaseuse burlesque (2010-2011) en même temps qu’elle officie comme
journaliste arts vivants sur Radio Campus Paris (2008-2015). Après de premiers travaux, elle fonde la [Compagnie Louve] avec laquelle elle développe son écriture chorégraphique et plastique, dans une démarche résolument hybride et singulière. Elle s’intéresse tout particulièrement au cérémoniel, aux liens entre actuel et inactuel et emprunte à l’histoire de l’art pour la réinvestir. Simultanément à son travail scénique, elle a développé de 2010 à 2020 une pratique performative sur les réseaux sociaux sous son avatar : Edmonde Gogotte. En 2017, elle est lauréate du programme Hors les murs de l’Institut Français, en 2024/205 du Paris Réseau Danse et en 2025/2026 du programme franco-québécois « Art chorégraphique et imaginaires numériques ». Entre spectacle vivant et art contemporain, elle présente ses pièces et performances en France et à l’étranger.