
Jeudi 14 et vendredi 15 janvier
à 19h
Suivi d’un bord de plateau avec l’artiste le jeudi 14.01
Durée : 50 min – tout public
3 bis F – centre d’arts contemporains
Aix-en-Provence
En coréalisation avec le 3 bis F – Centre
d’arts contemporains résidences d’artistes
| arts vivants & arts visuels et Parallèle – Pratiques artistiques émergentes internationales.

Passion 4 fear est un solo performatif au plateau et en ligne, autour des récits complotistes qui émanent des réseaux sociaux et de leurs existences comme conséquence d’une politique structurée autour de la peur.
Dans une version performée et grandeur nature, d’un desktop-documentary, passion 4 fear est une performance qui invite un public à déplacer son curseur pour démystifier ces récits et se laisser porter à imaginer mettre à jour notre système d’exploitation réel. Pour cette création, la matière provient de son observation, « infiltration », participation et archive de l’intérieur des réseaux complotistes sur internet effectuée depuis 2021.
Cette création est la deuxième d’un cycle appelé world wild web : il s’agit de projets artistiques (performances, objets sonores, films ou installations) qu’il développe seul ou en collaboration, autour de nos pratiques quotidiennes d’outils technologiques. Il peut s’agir de projets traitant du folklore internet, de l’utopie numérique, de la porosité entre virtuel et réel, de besoins de communautés, de réalités alternatives, de surveillance, de l’archivage du web ou toute autre action en lien au « net ». Il s’agit avant tout d’une réflexion politique sur la fiction cybercapitaliste et ce que cela traduit du monde.
Avec passion 4 fear, Maxime Arnould plonge dans ses souvenirs personnels d’internet et de l’intrusion de récits complotistes 2.0 dans la société dans laquelle Maxime a grandi et dans laquelle nous vivons maintenant.

Maxime Arnould, néx à Reims en 1992 et habite Bruxelles depuis 10 ans. Maxime travaille depuis 2018, autour de performances technocritiques et ludiques (hello world et passion 4 fear ) et collabore pour d’autres artistes (Magrit Coulon, Audrey Apers, Elsa Chêne, Ivana Müller, Paola Pisciottano et Mikael Serre). Sa pratique croise différentes formes : performances, vidéos, publications, interventions publiques, inscrites dans le champ de l’art vivant.
Dans la fabrication de pièces, son travail consiste à créer, le temps d’une performance,une communauté potentiellement agissante. Maxime ne se situe pas comme spécialiste, plutôt comme user, portant une réflexion critique et ludique sur l’usage de nos outils technologiques.
Ce travail prend une forme proche de celle de l’artisanat, basée sur la fabrication et le détournement d’objets ou l’archivage de matériaux personnels (objets, vidéos), utilisés ensuite dans ses pièces.
Depuis 2019, Maxime est membre du collectif 3ème vague, un groupe d’artistes basé à Bruxelles qui travaille autour de l’écologie appliquée à l’art vivant.