
Du 23 octobre au 17 janvier 2027
du mercredi au dimanche de 14h à 19h
Friche La Belle de Mai (R4)
Marseille
« Antiwar AI » est un projet hacktiviste qui s’infiltre dans les espaces publics russes en piratant des caméras IP équipées de haut-parleurs pour y diffuser un message anti-guerre. Le projet utilise l’intelligence artificielle pour s’approprier le langage et l’esthétique de la propagande, retournant ainsi sa propre logique contre elle-même. Bars, hôpitaux, bureaux, salons de beauté : les lieux du quotidien se transforment en sites inattendus de contestation. Dans un contexte de contrôle total de l’information, une caméra piratée devient un canal médiatique alternatif — incontrôlé, ingouvernable et impossible à réduire totalement au silence.

Helena Nikonole est une artiste spécialisée dans les nouveaux médias, une commissaire indépendante, une chercheuse et une enseignante basée à Berlin. Ses domaines d’intérêt comprennent l’intelligence artificielle, le hacktivisme, l’art hybride et la biosémiotique. Se décrivant comme une entité fluide et espiègle, elle évolue entre les scénarios utopiques d’un avenir post-humain, les contre-technologies militantes, l’art en tant qu’innovation et une approche critique de la technologie — refusant de se cantonner à l’une ou l’autre de ces positions. Elle prépare actuellement un doctorat sur les modèles de langage (LLM) et les idéologies politiques à l’Université des arts appliqués de Vienne.