
Vendredi 30 et samedi 31 octobre
de 19h à 23h
Sciences Po Aix – site Saporta
Aix-en-Provence
Production : MUTEK
Coproduction CHRONIQUES
Avec le soutien du Conseil des arts et des lettres du Québec et du Conseil des arts du Canada.
Microplastique est une installation d’art urbain interactive qui transforme le public en organismes microplastiques vivants et mutants, grâce à la capture de mouvement et à la projection vidéo en temps réel. Entre jeu et provocation, l’œuvre invite les participant·es à confronter la présence invisible des microplastiques — en les incarnant.
Invisibles à l’œil nu, les microplastiques sont difficiles à suivre et presque impossibles à éliminer. L’installation Microplastique rend l’invisible visible. Elle utilise l’art et l’interaction corporelle pour aider le public à saisir l’ampleur et l’impact d’une crise autrement abstraite, insaisissable et écrasante.
Au cœur de l’installation se trouve un grand écran lumineux associé à une caméra de capture de mouvement. Lorsque les participant·es entrent dans le champ de vision, leurs gestes et mouvements sont traduits en formes animées et changeantes évoquant des particules microplastiques — flottant, se tordant et se multipliant dans l’espace. Les transformations visuelles sont générées en temps réel grâce à l’IA et à l’imagerie volumétrique, faisant de chaque visiteur·euse un portrait vivant de la pollution synthétique. Leurs « corps » deviennent des champs de débris lumineux, répondant à leurs gestes par des mouvements fluides et microbiens.
L’expérience visuelle est accompagnée d’un paysage sonore immersif et audioréactif composé de sons électroacoustiques et sous-marins. Le design sonore réagit aux mouvements de chaque participant·e, évoquant à la fois l’attrait et l’inquiétante étrangeté des grands fonds — un espace de plus en plus envahi par les déchets microplastiques.

Allison Moore est une artiste multimédia qui travaille dans le domaine du cinéma immersif. Basée à Montréal (Tiohtià:ke), elle est titulaire d’une maîtrise en beaux-arts (cinéma) de l’Université Concordia. Son travail a été présenté à la Biennale d’architecture de Venise, au Grand Théâtre du Québec, à la Société d’art et de technologie de Montréal, à Ars Electronica, à Tokyo Arts and Space, à MUTEK et à ISEA. Ses projets récents s’inspirent de la narration numérique, du vidéo mapping de paysages et d’architecture, du Fulldome, de l’art public in situ et de la performance. Les œuvres de Moore réinterprètent et reconstruisent le monde comme un paysage métaphorique où des êtres sensibles interagissent avec leur macrocosme allégorique. Moore travaille comme monteuse, compositrice et animatrice indépendante et enseigne actuellement à temps partiel à l’École de cinéma de l’Université Concordia.